Trading & Bourse · 16 min de lecture · Par Mathieu Dugue
Marchés IA : SpaceX, la course à l’IPO d’OpenAI et Anthropic, puces sous tension
SpaceX affronte son premier rendez-vous financier en Bourse sous une pluie de paris baissiers, pendant qu’OpenAI muscle son conseil d’administration et qu’Anthropic entame son roadshow avant IPO. Entre une licorne européenne de la robotique humanoïde, un nouveau système de puces IA chez Microsoft et une facture inattendue pour Oracle, la semaine confirme à quel point l’IA redessine vite les rapports de force boursiers.
SpaceX affronte son premier rendez-vous financier en Bourse sous une pluie de paris baissiers, pendant qu’OpenAI muscle son conseil d’administration et qu’Anthropic entame son roadshow avant IPO. Entre une licorne européenne de la robotique humanoïde, un nouveau système de puces IA chez Microsoft et une facture inattendue pour Oracle, la semaine confirme à quel point l’IA redessine vite les rapports de force boursiers.
SpaceX : rendez-vous le 4 août, sous le feu des vendeurs à découvert
SpaceX a fixé au 4 août la date de ses tout premiers résultats trimestriels en tant que société cotée, un rendez-vous qui coïncide avec le déblocage d’une première tranche d’actions bloquées depuis son entrée en Bourse. Le titre, retombé sous son prix d’introduction, affronte dans le même temps un niveau record de paris baissiers.
L’essentiel :
- SpaceX (Nasdaq : SPCX) publiera ses résultats du deuxième trimestre 2026 le 4 août, lors d’une conférence audio à 16h30 (heure de New York) diffusée sur X.
- Cette date déclenche mécaniquement la première levée de « lock-up » post-IPO, ce qui pourrait remettre des actions supplémentaires sur le marché.
- Selon les données de S3 Partners, les positions vendeuses représentent désormais environ 32 % du flottant coté (environ 206 millions d’actions, ~25 milliards de dollars), contre 29 % une semaine plus tôt et à peine 5 à 7 % un mois auparavant.
- Elon Musk a averti que la « probabilité de survie » des vendeurs à découvert restant durablement positionnés contre SpaceX est « très faible » ; le vol d’essai Starship n°13 est visé pour le 23 juillet, après un report de dernière seconde.
Un flottant étroit qui amplifie chaque mouvement
Depuis son introduction en Bourse le 12 juin à 135 dollars par action – une levée record d’environ 86 milliards de dollars -, seule une fraction du capital de SpaceX s’échange librement : le flottant est estimé à environ 4 % des titres. Cette rareté du papier explique pourquoi l’action a pu grimper jusqu’à 225,64 dollars avant de rechuter : elle évolue désormais autour de 120 à 126 dollars, soit environ 40 % sous son pic de l’après-IPO et légèrement sous son prix d’introduction. Dans ce contexte, la montée des paris baissiers à un tiers du flottant coté est un signal fort : elle traduit un désaccord marqué entre investisseurs sur la valorisation de l’entreprise, tiraillée entre les revenus récurrents de Starlink et l’activité plus cyclique des lancements et de Starship.
Deux catalyseurs à surveiller début août
Le 4 août sera le premier moment où le marché disposera de comptes financiers officiels de SpaceX : marge, répartition des revenus entre Starlink et lancements, trajectoire de trésorerie. C’est aussi le jour où expire la première tranche de blocage des actions des salariés et investisseurs historiques, ce qui peut augmenter l’offre de titres disponibles. Le vol Starship n°13 ajoute un troisième aléa : un incident technique alimenterait le narratif des vendeurs à découvert, tandis qu’un succès pourrait déclencher un rachat de positions vendeuses, compte tenu du flottant réduit. Pour un investisseur européen, SPCX reste une action Nasdaq accessible uniquement via un compte-titres ordinaire, non éligible au PEA, sur un dossier dont la volatilité restera élevée tant que le flottant demeure aussi restreint.
Sources :
- SpaceX (SPCX) announces the date for its first-ever Earnings Call and financial results (Q2 2026)
- SpaceX snaps 7-day losing streak, sets earnings date that triggers first big share unlock
- Bets against SpaceX grow to 32% of float as Elon Musk warns short sellers won’t survive
- Should You Buy SpaceX Stock 11% Below Its IPO Price?
- SpaceX Stock Is Down 40% From Its Post-IPO Peak
IPO des labos IA : OpenAI muscle son board, Anthropic lance son roadshow
OpenAI et Anthropic, les deux poids lourds de l’IA générative candidats à une entrée en Bourse, ont franchi cette semaine de nouvelles étapes. Le premier a renforcé son conseil d’administration avec deux dirigeants financiers de premier plan, la seconde a entamé les rencontres avec ses futurs investisseurs.
L’essentiel :
- OpenAI a nommé David Vélez (fondateur et PDG de Nubank, la première banque numérique d’Amérique latine) et Robin Vince (PDG de BNY) aux conseils d’administration de l’OpenAI Foundation et d’OpenAI Group PBC.
- Ces arrivées renforcent la gouvernance financière d’OpenAI, qui avait déposé un dossier confidentiel d’introduction en Bourse début juin 2026.
- Chez Anthropic, les banques Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan ont commencé à programmer des rencontres entre la direction et de futurs investisseurs, la phase d’ouverture classique du « roadshow » précédant une IPO.
- Si le calendrier habituel est respecté, un dossier public (S-1) pourrait être déposé par Anthropic en août ou septembre, pour une cotation visée au Nasdaq autour d’octobre-novembre, sur la base de sa dernière valorisation privée de 965 milliards de dollars.
OpenAI muscle sa gouvernance avant l’introduction en Bourse
L’arrivée de deux dirigeants venus de la banque et de la fintech n’est pas un choix anodin : Robin Vince a passé 26 ans chez Goldman Sachs avant de diriger BNY, l’un des plus anciens groupes financiers mondiaux (plus de 240 ans d’existence) ; David Vélez a construit Nubank jusqu’à plus de 135 millions de clients en Amérique latine. Leur profil – conformité, risque, marchés de capitaux – correspond exactement à ce qu’un futur émetteur coté doit apporter à son conseil avant de se présenter devant des investisseurs institutionnels. Cette annonce s’ajoute au dossier confidentiel déposé début juin, sans qu’aucune date ni fourchette de valorisation officielle n’ait encore été communiquée.
Anthropic passe à la phase des investisseurs
Le calendrier d’Anthropic est plus documenté : le dossier confidentiel a été déposé le 1er juin, et les banques chefs de file organisent désormais des rencontres avec des investisseurs potentiels – une étape qui précède généralement de quatre à huit semaines le dépôt public du prospectus. Si ce rythme se confirme, Anthropic pourrait rendre son S-1 public en août ou septembre, pour une cotation effective à l’automne, probablement au Nasdaq. La valorisation de référence reste celle de son tour de table de mai 2026 (65 milliards de dollars levés, 965 milliards de dollars de valorisation), mais aucun chiffre de revenus officiel n’a été communiqué depuis.
Pour un investisseur européen, ces deux dossiers restent non investissables tant qu’ils ne sont pas cotés, probablement uniquement sur une place américaine, donc hors PEA et via un compte-titres ordinaire. L’expérience récente de SpaceX – flottant restreint, volatilité extrême dès les premières semaines – donne un aperçu du débat de valorisation qui pourrait accompagner ces futures introductions.
Sources :
- David Vélez and Robin Vince join the boards of the OpenAI Foundation and OpenAI Group PBC
- OpenAI appoints two new members to board of directors
- OpenAI Names BNY, Nubank CEOs to Board Ahead of IPO
- Anthropic moves closer to mega-IPO as bankers line up investor meetings
- Anthropic Nears IPO as Bankers Schedule Investor Meetings
Robotique humanoïde : la licorne londonienne Humanoid lève 152 millions de dollars
Une jeune pousse britannique vient de décrocher le statut de première licorne européenne entièrement dédiée à la robotique humanoïde, au moment même où le patron du chinois Unitree tempère les attentes sur le calendrier de la technologie.
L’essentiel :
- Humanoid, société londonienne fondée il y a deux ans, a levé 152 millions de dollars en série A menée par Prime Movers Lab, avec la participation de Schaeffler, Bosch, Fubon Financial Holding Venture Capital et Aglaé Ventures, pour une valorisation post-money de 1,35 milliard de dollars.
- L’entreprise revendique le titre de première licorne européenne « pure-play » de la robotique humanoïde, portant son financement total à 270 millions de dollars.
- Elle a signé un accord contraignant avec l’équipementier automobile allemand Schaeffler pour déployer 1 000 à 2 000 robots dans ses usines d’ici 2032, et s’appuie sur Bosch pour fabriquer jusqu’à 100 000 exemplaires de son robot à roues HMND 01 sur cinq ans.
- Le fondateur du chinois Unitree, Wang Xingxing, a de son côté estimé que le « moment ChatGPT » de la robotique – la percée qui rendrait les humanoïdes réellement autonomes dans un environnement inconnu – restait encore d’un à trois ans.
Un pari sur la certification plutôt que sur la bipédie
À la différence de Figure, Tesla Optimus ou Unitree, Humanoid a choisi une base à roues plutôt que des jambes articulées pour son robot HMND 01. Ce choix, moins spectaculaire, répond à un objectif industriel précis : accélérer l’homologation en environnement de production européen, où les normes de sécurité pour les machines mobiles en usine sont anciennes et bien documentées, contrairement aux robots bipèdes encore en zone grise réglementaire. C’est ce qui permet à Humanoid d’annoncer des pilotes commerciaux et un déploiement chiffré (1 000 à 2 000 unités chez Schaeffler) alors que la plupart des concurrents en sont encore au stade de la démonstration.
Schaeffler, un point d’entrée coté pour les investisseurs européens
Humanoid reste une société privée, donc non investissable directement en Bourse. Mais l’un de ses actionnaires et clients, Schaeffler, est coté à la Bourse de Francfort et accessible sur un compte-titres ordinaire européen : il offre une exposition indirecte, minoritaire, à ce pari sur la robotique industrielle. Cette opération s’inscrit dans un mouvement plus large déjà suivi dans nos éditions précédentes (IPO d’Unitree à Shanghai, rachat de Boston Dynamics, ETF thématiques comme KOID) : elle confirme que l’Europe, longtemps absente de la course aux humanoïdes, y installe désormais un acteur crédible, avec un tissu industriel local (Bosch, Schaeffler) en soutien plutôt qu’en simple sous-traitance.
Sources :
- Humanoid Raises $152 Million At $1.35 Billion Valuation: Europe’s Newest Robot Unicorn
- Humanoid Raises $152 Million at $1.35 Billion Post-Money Valuation, Becoming Europe’s First Pure-Play Humanoid Robotics Unicorn
- London robotics startup Humanoid raises $152M Series A, with Bosch set to manufacture its wheeled robots at scale
- Founder of China’s Unitree sees lack of advanced AI as biggest roadblock to mass robot use
Puces IA : AMD lance Helios, Microsoft l’installe à grande échelle dans Azure
AMD a dévoilé son premier système IA à l’échelle du rack, conçu pour rivaliser frontalement avec Nvidia, et a immédiatement convaincu Microsoft d’en équiper ses centres de données Azure. Le marché a salué la nouvelle : l’action AMD a bondi de plus de 7 % dans la foulée.
L’essentiel :
- Le rack « Helios » embarque 72 accélérateurs Instinct MI455X et 31 To de mémoire HBM4, associés à des processeurs EPYC « Venice » de sixième génération et à des puces réseau Pensando, pour une puissance de calcul allant jusqu’à 2,9 exaflops en FP4.
- Contrairement à Nvidia, AMD mise sur des standards ouverts – UALink entre GPU au sein d’un même rack, spécifications Ultra Ethernet Consortium entre racks – plutôt que sur une interconnexion propriétaire.
- Microsoft a annoncé le déploiement d’Helios dans Azure dès le second semestre 2026, via une nouvelle famille de machines virtuelles dédiée à l’inférence IA en production : le client le plus en vue d’AMD à ce jour sur ce produit.
- Meta, OpenAI, Oracle et Tata Consultancy Services figurent aussi parmi les premiers adoptants ; AMD affirme que huit des dix plus grandes entreprises d’IA au monde utilisent déjà ses puces Instinct.
Une alternative crédible à l’écosystème fermé de Nvidia
Le pari d’AMD ne se joue pas seulement sur la puissance brute, mais sur l’ouverture : en s’appuyant sur des standards d’interconnexion partagés par l’industrie plutôt que sur une technologie propriétaire comme le NVLink de Nvidia, Helios permet aux hyperscalers de mélanger plus facilement les fournisseurs et de négocier les prix. L’adhésion immédiate de Microsoft – qui va jusqu’à créer une gamme de machines virtuelles dédiée – est le signal le plus concret à ce jour qu’un grand client cloud est prêt à déployer les puces AMD « à l’échelle », et non plus seulement en test.
Ce que cela change pour les investisseurs
La réaction du marché – AMD en hausse de plus de 7 % sur la seule séance de l’annonce – traduit un changement de perception : AMD n’est plus perçu comme un simple challenger de Nvidia sur le papier, mais comme un fournisseur d’infrastructure IA déployé en production chez un hyperscaler majeur. Pour un investisseur européen, AMD (Nasdaq) reste accessible uniquement via un compte-titres ordinaire, hors PEA. Le dossier profite en revanche indirectement à des acteurs européens de la chaîne d’approvisionnement, à commencer par ASML (Euronext Amsterdam, éligible PEA), dont les machines de lithographie sont nécessaires à la fabrication de ces puces, quel que soit le concepteur qui l’emporte dans la bataille Nvidia-AMD.
Sources :
- AMD Launches Helios AI Rack System With 72 GPUs, Wins Microsoft as Customer
- Microsoft Brings AMD’s 72-GPU Helios AI Racks to Azure: A New Rival for Nvidia
- Microsoft Commits to AMD’s Helios Racks on Azure — the First Hyperscaler to Say « At Scale »
- Why AMD Stock Jumped Today
Oracle : sa dégradation de crédit se traduit par une facture de 7 milliards de dollars
La régulation de l’énergie au Wisconsin vient de rattraper Oracle : parce que sa note de crédit est passée sous le seuil requis, le groupe doit désormais fournir une garantie de 7 milliards de dollars pour son centre de données géant, pilier de son contrat avec OpenAI.
L’essentiel :
- Le régulateur du Wisconsin (Public Service Commission) a refusé de revenir sur une règle imposée au fournisseur d’électricité We Energies, qui exige d’Oracle une garantie (« letter of credit ») de plus de 7 milliards de dollars, pour un coût annuel supérieur à 100 millions de dollars.
- Cette clause dite du « très gros client » s’applique à toute entreprise dont la notation de crédit tombe sous A- : or S&P Global Ratings a dégradé Oracle à BBB- le 9 juillet 2026.
- Le centre de données concerné, à Port Washington (Wisconsin), doit approcher 1 gigawatt de puissance et constitue un pilier du contrat de 300 milliards de dollars entre Oracle et OpenAI pour la fourniture de capacité de calcul.
- Oracle conteste la décision devant la justice (Ozaukee County Circuit Court) ; le régulateur défend le principe que les autres consommateurs d’électricité ne doivent pas financer une infrastructure dédiée à un unique client privé.
Quand une note de crédit devient un problème opérationnel
Nos éditions précédentes avaient déjà signalé la dégradation de la notation d’Oracle par S&P (BBB→BBB-) et l’avis négatif de Moody’s, dans le contexte plus large du débat sur une éventuelle bulle des investissements en data centers IA. Cet épisode wisconsinois montre pour la première fois une conséquence chiffrée et concrète de cette dégradation : un fournisseur d’électricité régional applique mécaniquement une clause contractuelle qui transforme un simple mouvement d’agence de notation en une facture de plusieurs milliards de dollars, avec un impact direct sur le calendrier d’un projet stratégique.
Un test pour tout le secteur des data centers IA
Au-delà d’Oracle, cet épisode illustre un risque structurel pour l’ensemble des opérateurs qui financent des centrales et lignes électriques dédiées à l’IA : les régulateurs de l’énergie, aux États-Unis comme potentiellement en Europe, cherchent de plus en plus à protéger les autres consommateurs du coût de ces infrastructures géantes. Pour un investisseur européen, Oracle (NYSE) reste accessible via un compte-titres ordinaire, hors PEA ; ce type de risque réglementaire mérite aussi d’être regardé de près par quiconque détient des fonds ou ETF thématiques exposés aux data centers et à l’infrastructure IA.
Sources :
- Oracle faces potential $7 billion guarantee requirement for Wisconsin AI data centre
- Does Oracle actually have a case against Wisconsin’s data center rule?
- Oracle sues over $100M PSC ruling on data center tariffs
- Oracle’s $7bn Wisconsin Bill is a warning shot for data centre CFOs
Chaîne des puces : TSMC augmente ses prix, ASML valide sa technologie la plus avancée
Deux nouvelles distinctes mais complémentaires confirment le rapport de force actuel dans les semi-conducteurs : le fondeur taïwanais TSMC prépare une hausse de prix généralisée pour 2027, tandis que l’équipementier néerlandais ASML franchit un cap technique majeur chez Intel.
L’essentiel :
- TSMC a finalisé avec ses clients des hausses de prix de base de 5 à 10 % pour 2027, sur les puces avancées comme sur les technologies matures (nœuds 12, 16 et 28 nanomètres), selon des informations de Nikkei Asia.
- Les commandes supplémentaires de calcul haute performance passées au-delà des prévisions initiales subiront une prime additionnelle de 10 à 15 %, ce qui peut porter le surcoût total au-delà de 10 % sur certaines puces avancées.
- Chez ASML, Intel Foundry a débuté la production en volume sur son nœud 18A en utilisant pour la première fois la lithographie EUV « High-NA » du néerlandais, sur une partie de ses processeurs Core Ultra Series 3 (« Panther Lake »).
- ASML a profité de l’annonce pour confirmer une hausse de capacité de production EUV et DUV immersion de 30 % par an en 2027 et 2028, afin de répondre à la demande de puces IA.
TSMC répercute le coût de sa position dominante
En quasi-situation de monopole sur la fabrication des puces les plus avancées, TSMC dispose d’un pouvoir de fixation des prix rare dans l’industrie : la hausse annoncée, qui doit couvrir la hausse des coûts de matériaux, d’équipements et de construction de nouvelles usines à l’étranger, se répercutera mécaniquement sur les marges de ses clients – Nvidia, AMD, Apple en tête – ou sur les prix finaux des produits qui embarquent ces puces. TSMC n’a pas commenté publiquement au-delà d’une formule prudente : sa politique de prix serait « stratégique, pas opportuniste ».
ASML valide dix ans d’investissement en R&D
Pour ASML, le passage en production de volume de la lithographie High-NA chez Intel est un jalon industriel attendu depuis des années : c’est la première fois que cette technologie, la plus avancée jamais commercialisée par l’entreprise, est utilisée pour fabriquer des puces en grande série. Cette validation technique, associée à une hausse de capacité annoncée pour deux années consécutives, conforte la thèse d’investissement dite des « pelles et pioches » de l’IA : quel que soit le vainqueur de la bataille entre concepteurs de puces, ASML reste un fournisseur incontournable. Pour un investisseur européen, ASML (Euronext Amsterdam) reste éligible au PEA, tandis que TSMC (cotée à Taïwan et via ADR à New York) n’est accessible que par un compte-titres ordinaire.
Sources :
- TSMC to raise chipmaking prices by up to 10% in 2027, Nikkei says
- Exclusive: TSMC to raise chipmaking prices by up to 10% from 2027
- High NA EUV reaches new readiness milestone with first high-volume Logic product
- ASML Raises Full-Year Guidance as Intel Ships First High-NA EUV Logic Chip
Édition préparée par notre agent de veille (données et sources au mercredi 22 juillet 2026), relue selon notre politique éditoriale. Information générale, pas un conseil en investissement : investir comporte des risques de perte en capital.
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