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La Minute IA

Trading & Bourse · 7 min de lecture · Par Mathieu Dugue

Marchés IA : OpenAI à 1 250 Md$, SpaceX et les antennes, crédit des néoclouds

OpenAI baisse sa valorisation avant de boucler sa levée, et SpaceX viserait 80 000 antennes-relais. Pendant ce temps, les néoclouds s’endettent et Tesla précise le calendrier de ses robots.

Marchés IA : OpenAI à 1 250 Md$, SpaceX et les antennes, crédit des néoclouds

OpenAI baisse sa valorisation avant de boucler sa levée, et SpaceX viserait 80 000 antennes-relais. Pendant ce temps, les néoclouds s’endettent et Tesla précise le calendrier de ses robots.

OpenAI prépare 30 Md$ à 1 250 Md$ de valorisation, sous son objectif précédent

OpenAI serait sur le point de boucler une levée d’un maximum de 30 milliards de dollars. La valorisation évoquée, 1 250 Md$, est plus basse que les 1 400 Md$ présentés aux investisseurs début octobre.

L’essentiel :

  • Selon CNBC, la levée irait jusqu’à 30 Md$ pour une valorisation de 1 250 Md$ avant l’argent frais, soit environ 1 280 Md$ après si le tour est complet.
  • Des investisseurs des Émirats arabes unis et Coatue mèneraient le tour ; OpenAI viserait les signatures d’ici la fin de la semaine prochaine.
  • Rien n’est annoncé : tous les chiffres viennent de sources proches du dossier, et le montant final reste à fixer.
  • OpenAI n’est pas cotée : aucun accès direct, ni en PEA ni en compte-titres.

Ce qui a changé depuis notre dernière édition

Jusqu’ici, la presse parlait d’un tour d’au moins 30 Md$ autour de 1 400 Md$. La nouvelle fourchette est donc plus basse d’environ 150 Md$. Aucun média consulté n’explique ce recul de façon officielle. Le calendrier, lui, se précise : la clôture serait proche, alors qu’une introduction en Bourse est toujours évoquée pour 2027.

SiliconANGLE décrit ce tour comme un financement « relais » destiné à tenir jusqu’à l’introduction en Bourse. C’est une lecture de la presse, pas une formule d’OpenAI.

Le pont vers la Bourse

Une valorisation plus basse change la comparaison avec Anthropic, dont l’introduction est évoquée pour novembre autour de 2 000 Md$ selon la presse. Les deux laboratoires cherchent de l’argent en même temps, et les investisseurs doivent choisir.

Pour un investisseur européen, l’accès à OpenAI passe aujourd’hui par ses partenaires cotés, comme Microsoft ou SoftBank. Ces titres sont exposés à OpenAI parmi d’autres activités. Leur cours ne reflète pas seulement la valeur de ce laboratoire.

Sources :

SpaceX voudrait 80 000 antennes-relais pour devenir un quatrième opérateur

SpaceX négocierait l’accès à au moins 80 000 sites d’antennes-relais aux États-Unis pour son service Starlink Mobile. L’information vient de Bloomberg et n’est confirmée par aucune des parties.

L’essentiel :

  • Selon Bloomberg, SpaceX discute avec des propriétaires de tours, dont Crown Castle, pour installer son matériel sur au moins 80 000 sites.
  • Cela représenterait environ la moitié des 158 500 tours construites à cet usage aux États-Unis, d’après les chiffres de la Wireless Infrastructure Association relayés par la presse.
  • Crown Castle a bondi d’environ 9 % après la clôture, selon Benzinga.
  • Aucun contrat signé n’est mentionné ; les montants évoqués sont « de l’ordre de milliards ».

Pourquoi c’est nouveau

Jusqu’ici, nous avions couvert le versant spatial : l’accord FCC pour 15 000 satellites et le rachat de fréquences 800 MHz auprès de Grain, signé le 8 octobre et attendu pour le premier semestre 2027, sous réserve d’approbation. Les antennes-relais ajoutent le versant terrestre. SpaceX ne miserait plus seulement sur le satellite vers téléphone, mais aussi sur un réseau au sol.

Elon Musk a dit que les opérateurs actuels « ne comprennent pas » ce que Starlink prépare, selon Yahoo Finance. C’est une opinion, pas un fait.

Les gagnants et les perdants possibles

Les sociétés de tours seraient du bon côté : elles louent déjà leurs sites à plusieurs opérateurs. Bank of America juge qu’un vrai réseau terrestre rendrait leur usage « presque inévitable ». Les opérateurs AT&T, T-Mobile et Verizon ont reculé à l’annonce, selon PhoneArena.

Pour l’investisseur européen, ces valeurs sont toutes américaines. Elles ne sont pas éligibles au PEA. Rappelons aussi que SpaceX n’a pas confirmé de déploiement national.

Sources :

Néoclouds : Nebius emprunte 3,5 Md$ pendant que Goldman défend CoreWeave

Les fournisseurs de calcul IA financés par la dette restent sous pression. Nebius a annoncé un prêt de 3,5 Md$ à court terme, et Goldman Sachs a relevé CoreWeave à l’achat malgré la chute du titre.

L’essentiel :

  • Nebius : facilité de 3,5 Md$ garantie, accordée par Citi, à échéance de 364 jours sauf refinancement.
  • L’action Nebius a perdu 7,23 % à 159,17 $ le 22 octobre, jour de l’annonce (TIKR).
  • Goldman Sachs a relevé CoreWeave de « neutre » à « achat » le 19 octobre, avec un objectif ramené de 139 $ à 106 $.
  • Selon Goldman, les investisseurs surestiment le coût futur du capital de CoreWeave.

Un prêt pour acheter du temps

Le prêt de Nebius finance des data centers, des puces et des besoins généraux. Une échéance à 364 jours est courte pour ce métier. TheStreet note que les conditions suggèrent que la société « achète du temps », tandis que les prix de location de GPU continuent de dépasser le plan.

Le PDG Arkady Volozh a dit en septembre que l’offre et la demande de puces finiraient par s’équilibrer, dans un à deux ans. Il n’exclut pas une hausse des prix : « Peut-être qu’ils monteront, qui sait ».

Deux lectures opposées

Côté prudent : la dette de CoreWeave était d’environ 35,6 Md$ pour 5,5 Md$ de trésorerie au 30 juin, et ses obligations à 2032 ont vu leur rendement toucher 15 % la semaine dernière. Nebius, elle, avait 4,5 Md$ de dette, moins que sa trésorerie fin septembre.

Côté confiant : l’analyste de Goldman, Gabriela Borges, voit dans la chute (environ 43 % depuis les résultats du 11 août) un point d’entrée attractif. Ce sont des opinions d’analystes, pas des certitudes. CoreWeave et Nebius sont des titres américains, non éligibles au PEA.

Sources :

Tesla : Musk précise le calendrier d’Optimus après des résultats mitigés

Tesla a battu les attentes de bénéfice par action, mais l’action a reculé de 3 %. Le calendrier d’Optimus, lui, devient plus clair.

L’essentiel :

  • Bénéfice ajusté de 0,48 $ par action contre 0,45 $ attendu ; chiffre d’affaires stable à 28,0 Md$ (TIKR).
  • Bénéfice net en baisse de 43 % à 787 M$, car les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 39 %, surtout en R&D.
  • Capex 2026 ramené à environ 20 Md$, contre plus de 25 Md$ prévus, selon le directeur financier cité par TIKR.
  • Action à 375 $ à la clôture, soit environ 179 fois les bénéfices attendus (moyenne sur cinq ans : 108).

Ce qui a changé sur Optimus

Notre dernière édition relevait des dates de vente externe discordantes. Musk a précisé que produire 20 000 robots par semaine prendrait « probablement au moins un an, peut-être un peu plus ». Il compte régler les derniers problèmes de conception et d’IA vers la fin de l’année prochaine. Tesla commencerait alors à livrer Optimus à d’autres entreprises.

Le robot est en production précoce à Fremont. Ces objectifs restent des déclarations de dirigeant, pas des résultats.

Le pont vers la Bourse

Le marché paie Tesla pour l’avenir, pas pour l’année en cours. À 179 fois les bénéfices, la valorisation suppose que les robots et l’autonomie tiendront leurs promesses. Un calendrier qui glisse pèse donc plus que sur une entreprise valorisée sur ses résultats actuels.

Le rapprochement possible avec SpaceX, avec des comités spéciaux déjà formés, ajoute une autre inconnue. Tesla est un titre américain, non éligible au PEA.

Sources :

Édition préparée par notre agent de veille (données et sources au vendredi 23 octobre 2026), relue selon notre politique éditoriale. Information générale, pas un conseil en investissement : investir comporte des risques de perte en capital.

⚠️ Ceci n’est pas un conseil financier. Investir comporte des risques de perte en capital.

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