Trading & Bourse · 16 min de lecture · Par Mathieu Dugue
Marchés IA : Starship vise l’orbite, Anthropic viserait novembre
SpaceX joue gros ce lundi avec le premier vol orbital de Starship, pendant qu’Anthropic verrait son introduction en Bourse glisser à novembre. Côté puces, Pékin pourrait rouvrir la porte à Nvidia, Micron publie mercredi et les mains d’Optimus freinent Tesla.

SpaceX joue gros ce lundi avec le premier vol orbital de Starship, pendant qu’Anthropic verrait son introduction en Bourse glisser à novembre. Côté puces, Pékin pourrait rouvrir la porte à Nvidia, Micron publie mercredi et les mains d’Optimus freinent Tesla.
Starship vise l’orbite ce lundi : ce que le vol 14 change pour SpaceX en Bourse
SpaceX tente ce lundi le premier vol orbital de Starship, avec 26 satellites Starlink V3 à bord. Le décollage est prévu à 14h15, heure de Paris, et le résultat n’était pas connu au moment de la rédaction.
L’essentiel :
- Décollage visé le 28 septembre à 7h15, heure du Texas (14h15 à Paris), dans une fenêtre de 75 minutes, depuis Starbase. La FAA a délivré sa licence samedi soir, selon NASASpaceFlight.
- Le vaisseau doit rejoindre une orbite d’environ 275 km, faire environ six tours de Terre en près de dix heures, puis larguer 26 satellites Starlink V3.
- Le vol était prévu le 22 septembre. SpaceX n’a donné aucune raison officielle à ce report de six jours.
- En Bourse, l’action SPCX a reculé de plus de 4% le 23 septembre, à la veille du déblocage d’environ 328 millions d’actions.
Ce que le vol 14 doit démontrer
Les treize premiers vols de Starship étaient suborbitaux. Cette fois, le vaisseau doit rester en orbite, déployer sa cargaison, puis rentrer et amerrir dans le Pacifique, à l’ouest du Chili. Le premier étage doit, lui, tenter un atterrissage en mer.
Les satellites sont de vrais Starlink V3 et non une masse factice. Yahoo Finance présente donc ce vol comme la première mission génératrice de revenus de Starship. Selon NASASpaceFlight, chaque V3 ajoute environ 1 Tbit/s de capacité au réseau, soit 26 Tbit/s pour ce seul lot. Le lien avec la Bourse est direct : Starlink est le seul segment rentable du groupe depuis ses premiers résultats trimestriels d’août. Le vol reste un test, dont le résultat n’est acquis ni dans un sens ni dans l’autre.
Un titre sous tension avant le décollage
Trois éléments ont pesé sur SPCX cette semaine. Le premier est le déblocage d’environ 328 millions d’actions le 24 septembre. Le précédent, le 9 septembre, avait été suivi d’un recul de 3,9%, selon Yahoo Finance. Le deuxième est la vente de 342 170 actions par la présidente Gwynne Shotwell mardi, pour environ 52,5 M$, à des prix d’environ 151 à 155$, d’après un dépôt auprès de la SEC relayé par Benzinga. Les sources consultées ne précisent pas le motif de cette vente. Le troisième est le report du vol.
Selon Yahoo Finance, SPCX a encore perdu plus de 2% vendredi. L’action reste au-dessus de son prix d’introduction de 135$, puisqu’elle s’échangeait au-dessus de 150$ mi-septembre. L’analyste Adam Jonas (Morgan Stanley, recommandation Achat) voit dans ce vol une preuve de la viabilité commerciale des ambitions du groupe en IA et en calcul orbital. Il s’agit d’une opinion.
Pour un investisseur européen, SPCX se détient sur un compte-titres et non dans un PEA. L’action figure aussi dans le Nasdaq-100, qu’elle a rejoint le 7 juillet, donc dans les ETF qui le répliquent.
Sources :
- Starship Flight 14: SpaceX Attempts Orbit, NASASpaceFlight
- SpaceX’s Super Heavy booster arrives at pad ahead of first orbital Starship launch, Spaceflight Now
- Why Did SpaceX Stock Fall 4% Days Before Starship’s Biggest Flight?, Yahoo Finance
- SpaceX stock falls as Starship’s test flight slips to Sept. 28, Yahoo Finance
- SpaceX ETFs Slide as Starship 14 Nears, Insider Sells $52.5M, Benzinga
Anthropic : une IPO qui glisserait à novembre, entre Akamai, Pentagone et Maison Blanche
Trois faits nouveaux depuis notre dernière édition sur Anthropic : un report d’introduction en Bourse rapporté par le Wall Street Journal, un contrat cloud de 11,6 Md$ avec Akamai et une défaite judiciaire face au Pentagone. Donald Trump devait aussi dîner avec Dario Amodei dimanche soir.
L’essentiel :
- Selon le WSJ (18 septembre), l’introduction passerait d’octobre à novembre, pour présenter d’abord les résultats du troisième trimestre. L’article consulté ne contient aucun commentaire d’Anthropic.
- Le WSJ évoque une valorisation d’environ 2 000 Md$, une levée allant jusqu’à 100 Md$ et un revenu annualisé au-dessus de 110 Md$ fin 2026. Aucun de ces chiffres n’est confirmé par Anthropic.
- Akamai a annoncé un engagement de 11,6 Md$ sur sept ans, assorti d’un bon de souscription pouvant donner à Anthropic jusqu’à environ 5% de son capital.
- Le 25 septembre, une cour d’appel fédérale a validé, par 2 voix contre 1, la désignation d’Anthropic comme risque pour la chaîne d’approvisionnement du Pentagone.
Un calendrier qui se décale
Jusqu’ici, la presse évoquait un marketing de l’IPO à partir de la mi-octobre et une cotation avant les élections de mi-mandat. Le WSJ décale l’ensemble d’un mois. Il cite le contexte des avertissements publics de Dario Amodei sur les risques de l’IA, et précise que les conseillers de l’entreprise jugent qu’un rythme de sortie des modèles plus lent ne pèserait pas beaucoup sur les revenus. Le même article indique qu’OpenAI viserait 1 200 Md$ de valorisation pour sa levée et repousserait sa propre cotation à 2027.
Le Motley Fool calcule qu’une valorisation de 2 000 Md$ sur 110 Md$ de revenu annualisé représenterait environ 18 fois le chiffre d’affaires. Dans nos sources, aucun prospectus public (S-1) n’avait été publié à la date de rédaction.
Akamai, Pentagone, Maison Blanche
Akamai a annoncé jeudi 24 septembre un engagement de 11,6 Md$ sur sept ans pour de l’infrastructure cloud fondée sur des processeurs classiques. Le montant pourrait monter à environ 20 Md$, selon TechCrunch. Le bon de souscription porte sur 7,7 millions d’actions à 111,33$ : environ 2% du capital seraient acquis avec l’engagement initial, puis environ 1% de plus par tranche de 3 Md$ supplémentaires.
Akamai valait 15,87 Md$ en Bourse avant l’annonce, selon 24/7 Wall St. L’engagement représente donc près des trois quarts de cette valeur (calcul La Minute IA). Le titre a gagné jusqu’à 15% en séance vendredi, alors que CoreWeave et Cloudflare n’ont progressé que d’environ 1%. Akamai prévoit 5,5 Md$ d’investissements avant les premiers revenus.
Côté politique, la cour d’appel de Washington a estimé que le Pentagone avait des motifs solides de juger risqué l’usage de Claude dans ses systèmes. Un juge fédéral de San Francisco avait pourtant jugé illégale l’autre désignation le mois précédent. Deux jours après la décision, Trump devait recevoir Amodei à la Maison Blanche, un premier tête-à-tête selon Axios. On ignorait encore, à la rédaction, ce qui s’y était dit.
Une fois cotée, Anthropic serait une valeur américaine, donc hors PEA en direct.
Sources :
- Anthropic delays IPO staging to November amid AI fears, WSJ says, Investing.com
- Anthropic’s IPO Was Just Delayed to November, The Motley Fool
- Anthropic to pay Akamai $11.6 billion over seven years, TechCrunch
- Akamai Surges 15% on $11.6B Anthropic Cloud Deal, 24/7 Wall St.
- U.S. appeals court upholds Pentagon designation of Anthropic as supply chain risk, CNBC
- Trump to dine with Anthropic CEO Dario Amodei at the White House, Euronews
SpaceXAI vise plus de 1,2 million de puces Nvidia à Memphis d’ici fin décembre
Elon Musk a détaillé vendredi, sur X, le calendrier de son supercalculateur Colossus 2. Le nombre de puces Nvidia en service doit plus que doubler d’ici la fin de l’année, un objectif que Musk conditionne lui-même à un peu de chance.
L’essentiel :
- Colossus 2 fait tourner environ 550 000 puces Nvidia : 110 000 GB200 et 440 000 GB300.
- Trois vagues de 220 000 GB300 sont annoncées : la semaine prochaine, en novembre, puis fin décembre « si on a de la chance », selon Musk.
- Le total dépasserait alors 1,2 million de puces. Avec Colossus 1, le site de Memphis approcherait 1,44 million de puces, selon WION et Tom’s Hardware.
- L’échéance du 30 septembre du contrat avec Google, pour environ 110 000 GPU, tombe cette semaine.
Un calendrier qui reste un plan
Ces chiffres viennent d’un message de Musk et aucune source indépendante ne les confirme. Passer de 550 000 à plus de 1,2 million de puces en trois mois multiplierait le parc par 2,2 (calcul La Minute IA). WION relève que la capacité électrique et le refroidissement d’un tel parc ne sont pas confirmés. Tom’s Hardware écrit que SpaceXAI construit une centrale de 1,2 GW pour alimenter l’ensemble.
Le doute n’est pas théorique. Début septembre, The Information avait rapporté des problèmes d’ingénierie civile sur les sites de Memphis et un remaniement de la direction de la division data centers. Les puces livrées ne servent à rien tant que l’alimentation et le refroidissement ne suivent pas.
Google, Anthropic : le calcul devient un produit
SpaceX loue cette capacité à des tiers. Le contrat avec Google prévoit 920 M$ par mois pour environ 110 000 GPU, d’octobre 2026 à juin 2029, selon DCD. Cela représente environ 11 Md$ par an (calcul La Minute IA). Si SpaceX ne livre pas l’accès promis avant le 30 septembre, Google peut résilier immédiatement, ou accepter le nombre de GPU livrés à un tarif réduit après un mois de grâce. Anthropic loue aussi de la capacité : 220 000 GPU et 300 MW, selon Tom’s Hardware.
Le pont avec Nvidia est direct. Le Motley Fool décrit SpaceX comme un client « d’ancrage » qui utilise exclusivement des puces Nvidia. Lors des résultats de Nvidia du 26 août, la directrice financière Colette Kress avait déjà cité SpaceX AI parmi les premiers clients des puces Vera.
Nvidia comme SpaceX se détiennent sur un compte-titres, ni l’une ni l’autre n’étant éligible au PEA. Les ETF UCITS sur les semi-conducteurs constituent l’autre porte d’entrée depuis l’Europe.
Sources :
- Elon Musk Says SpaceXAI’s Colossus 2 Could Run More Than 1.2 Million Nvidia GB200 And GB300 Chips By Year-End, Benzinga
- Musk plans to more than double xAI’s chips to over 1.2 million Nvidia GPUs by year-end, WION
- SpaceXAI to add another 660,000 AI GPUs this year, Tom’s Hardware
- Google to pay $920 million to SpaceX-xAI monthly for AI data center capacity, DCD
- Elon Musk Just Gave Nvidia Investors More Good News, The Motley Fool
Pékin pourrait laisser Alibaba et ByteDance acheter une nouvelle puce Nvidia
Selon The Information, la Chine envisage d’autoriser des groupes comme Alibaba et ByteDance à acheter la carte RTX Pro 5500 de Nvidia. La nouvelle a fait reculer lundi les valeurs chinoises de puces, dont Cambricon et Moore Threads.
L’essentiel :
- Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information a demandé à plusieurs entreprises, dont Alibaba et ByteDance, combien d’unités elles comptaient acheter. Certaines auraient appris que le gouvernement prévoit d’approuver, selon The Information (27 septembre).
- Reuters n’a pas pu vérifier l’information. Alibaba et ByteDance n’ont pas répondu à ses demandes.
- La RTX Pro 5500 est une carte professionnelle de génération Blackwell, présentée par Nvidia plus tôt ce mois-ci. Certains dirigeants du secteur estiment qu’elle échappe aux restrictions américaines à l’export.
- Lundi, Cambricon a perdu 5,7%, Moore Threads 6,3% et SMIC 3,7%, selon Investing.com.
Pourquoi une carte de station de travail compte
La RTX Pro 5500 embarque 84 Go de mémoire GDDR7 et se destine à des configurations en baie de serveurs, selon Digital Today. Elle sait faire de l’IA lourde, mais elle n’entre pas dans la catégorie des accélérateurs de centres de données visée par les contrôles américains depuis octobre 2022, selon les observateurs cités.
Un porte-parole de Nvidia a répondu à Reuters que les entreprises américaines restent bridées par des contrôles à l’export dépassés, qui visent des produits pour le jeu sortis il y a près de cinq ans, et par les propres limites de la Chine sur les importations américaines.
Un signal d’ouverture n’est pas une livraison
Le précédent de la H200 invite à la prudence. En janvier 2026, Pékin avait demandé à Alibaba, Tencent et ByteDance de préparer des commandes de H200. Les États-Unis avaient accordé des licences à sept entreprises chinoises, pour jusqu’à 75 000 puces chacune. En mai, aucune H200 n’avait été livrée, selon Digital Today. Une livraison réelle exige trois accords : celui de Pékin, une licence américaine et l’absence de frein chinois à l’import.
La logique de la baisse des valeurs chinoises est simple. Si les groupes du pays peuvent racheter du Nvidia, le dossier d’investissement des puces locales, décrites comme « en retard de plusieurs années » sur les États-Unis et Taïwan, s’affaiblit. Bloomberg titre lundi sur un plus bas d’un an pour les actions chinoises, avec les valeurs de puces et d’optique en baisse.
Les valeurs citées sont cotées à Shanghai ou à Hong Kong, donc hors PEA. Nvidia se détient sur un compte-titres.
Sources :
- China weighs allowing ByteDance, Alibaba to buy new Nvidia chips, The Information reports, Investing.com (Reuters)
- China chipmaking stocks tumble as Beijing reportedly mulls allowing Nvidia sales, Investing.com
- China shows signs of allowing purchases of Nvidia’s new RTX Pro 5500 chip, Digital Today
- Chinese Stocks Hit One-Year Low as Chip, Optical Firms Slide, Bloomberg
Tesla Optimus : plusieurs centaines de robots par semaine selon The Information, mais les mains freinent
Tesla fabriquerait désormais plusieurs centaines de robots Optimus par semaine à Fremont, soit environ dix fois plus qu’au deuxième trimestre. Ce sont les premiers chiffres de cadence connus, et ils viennent de The Information, pas de Tesla.
L’essentiel :
- Selon The Information, la production est passée de quelques dizaines à plusieurs centaines de robots par semaine. L’objectif est de plus de 1 000 par semaine d’ici fin 2026.
- La main est le point noir : mains et avant-bras comptent plus de 100 vis et petites pièces, assemblées à la main.
- Tesla envisage de louer les robots à quelques entreprises plutôt que de les vendre, d’après Electrek.
- L’action Tesla a cédé environ 2% vendredi, en repli après un début de séance en hausse.
Ce que révèle le rapport
Le 27 août, Tesla avait annoncé l’entrée d’Optimus en production sans donner de cadence. Le rapport comble ce vide et décrit plusieurs freins. Les gabarits de montage se désalignent, ce qui augmente les retouches. Les capteurs tactiles manquent de fiabilité : Tesla prévoit un « gant de détection » remplaçable l’an prochain, pour ne plus changer toute la main. Des fournisseurs, souvent chinois, peinent à tenir la qualité à plus grand volume, surtout sur les moteurs et les engrenages de précision.
Côté intelligence, le robot mettrait plusieurs jours à apprendre une tâche simple et se comporterait de façon imprévisible hors des situations d’entraînement. D’où la stratégie de location, qui rappelle celle du Full Self-Driving : livrer le matériel, collecter des données, promettre des logiciels meilleurs plus tard. L’objectif interne à long terme serait de 20 000 robots par semaine, selon Electrek. Tesla n’a pas confirmé ces chiffres dans les sources consultées.
La Chine domine les brevets
La concurrence se joue aussi sur la propriété intellectuelle. La Chine détenait 60,8% des brevets de robots humanoïdes déposés auprès des cinq grands offices mondiaux au premier semestre 2026, contre 21,8% aux États-Unis et 4,6% à la Corée du Sud, selon des données de la députée sud-coréenne Lee Jeong-heon relayées par le Korea Herald. La part chinoise était de 51,8% en 2024. Au premier semestre 2026, la Chine a déposé 1 584 demandes, contre 113 pour les États-Unis.
Ces chiffres mesurent le volume, pas la qualité : la revue IAM juge que la Chine mène en quantité et que les États-Unis gardent une avance en qualité.
Tesla se détient sur un compte-titres, hors PEA. Les ETF UCITS thématiques sur la robotique sont l’autre accès depuis l’Europe.
Sources :
- Tesla ramps Optimus to hundreds a week, but the robots can’t generalize, Electrek
- Tesla faces production challenges with Optimus robot hands, report says, Investing.com
- Tesla Stock Falls as Optimus Hand Snags Overshadow Semi Launch, Electric Vehicles
- China tightens humanoid patent grip with 60% share, The Korea Herald
- Inside the humanoid robotics patent race, IAM
Puces IA : Micron publie mercredi, TSMC accélérerait sur le 2 nm
Deux signaux venus de la chaîne des puces cette semaine : les résultats de Micron, attendus mercredi 30 septembre après la clôture de Wall Street, et un rapport taïwanais qui relève les projections de TSMC sur la gravure 2 nm.
L’essentiel :
- Micron a guidé, pour son quatrième trimestre fiscal, un chiffre d’affaires de 50 Md$ (plus ou moins 1 Md$) et une marge brute d’environ 86%.
- Le consensus des analystes tourne autour de 50,4 Md$ de chiffre d’affaires et 31$ de bénéfice par action ajusté, selon AlphaBetaStock.
- Selon EDN, TSMC pourrait atteindre environ 120 000 plaquettes 2 nm par mois fin 2026, contre 90 000 à 100 000 estimées auparavant.
- Ces chiffres TSMC viennent de la presse taïwanaise et ne sont pas une prévision officielle de l’entreprise.
Micron : des attentes déjà très hautes
Au trimestre précédent, Micron affichait 41,46 Md$ de chiffre d’affaires et 84,6% de marge brute (résultats publiés le 24 juin). Le titre valait environ 974$ mi-septembre, soit environ 240% de hausse depuis janvier, selon AlphaBetaStock. La mémoire HBM, qui accompagne les puces d’IA, est vendue pour l’année sous contrats à prix fixe, selon AlphaBetaStock. Ce qui donne de la visibilité, mais limite aussi la marge de bonne surprise.
Les analystes surveilleront surtout la marge brute annoncée pour l’exercice suivant. Un risque cité : la requalification de Samsung chez Nvidia, qui pourrait mettre fin au duopole actuel de la HBM et peser sur les prix. Du côté de SK hynix, le déséquilibre entre offre et demande de DRAM devrait s’aggraver en 2027 et ne se résorber qu’en 2030 au plus tôt, selon le Motley Fool.
TSMC : le 2 nm monte plus vite que prévu, selon EDN
Selon EDN, relayé par Investing.com le 27 septembre, Apple, Nvidia, AMD, Qualcomm et MediaTek ont récemment augmenté de 10% à 20% leurs commandes de la famille 2 nm. Cinq usines 2 nm entrent en service cette année : deux à Hsinchu et trois à Kaohsiung, d’après un vice-président de TSMC cité par EDN. La production de la première année serait supérieure de 45% à celle du 3 nm en 2023, avec une croissance de 70% par an entre 2026 et 2028.
Le titre TSMC cédait environ 1% à Taïwan au moment de la publication. Ces éléments s’ajoutent à la hausse de prix de 5 à 10% pour 2027 rapportée par Nikkei Asia en juillet, et au budget d’investissement 2026 de 60 à 64 Md$ dévoilé avec les résultats du deuxième trimestre.
Ni Micron ni TSMC ne sont éligibles au PEA en direct. Les ETF UCITS de semi-conducteurs offrent une exposition depuis l’Europe.
Sources :
- Micron Technology Reports Record Results for the Third Quarter of Fiscal 2026
- Prediction: Micron’s Sept. 30 Earnings Will Confirm the Memory Shortage Isn’t Over, The Motley Fool
- Micron (MU) Q4 Earnings Preview: Sept 30, AlphaBetaStock
- TSMC 2nm wafer capacity to exceed earlier estimates, EDN reports, Investing.com
Édition préparée par notre agent de veille (données et sources au lundi 28 septembre 2026), relue selon notre politique éditoriale. Information générale, pas un conseil en investissement : investir comporte des risques de perte en capital.
⚠️ Ceci n’est pas un conseil financier. Investir comporte des risques de perte en capital.


